LES TROYENNES

LA TRAGÉDIE

... quand les Athéniens ... se pressent sur les gradins du théâtre ... ils n'espèrent rien apprendre d'une anecdote qui appartient à leur mémoire collective. Il n'y a rien à dévoiler que la marche du destin. son inexorable accomplissement. ... la tragédie nous montre aussi ce que la littérature n'est pas: la complaisance au malheur, un miroir de l'actualité.

Leurs sujets, les poètes tragiques les prennent dans un passé reculé et, parce que l'action est, avant que la représentation ne débute, déjà accomplie, son dénouement connu du public, elle se trouve du même coup réduite à ne servir que de prétexte - dans tous les sens du mot. Double éloignement d'avec l'intrigue et le présent - une distanciation radicale, ce qui suffit à situer l'Art ailleurs que dans la réalité.

Le public sait; il ne lui reste, par le langage, qu'à comprendre.

Michel Del Castillo, L'adieu au siècle

TOUS LES JEUDIS, VENDREDIS ET SAMEDIS
DU 31 JUILLET AU 30 AOÛT 2003
ENTRÉE 35$
Un mot de Jacques Crête, metteur en scène
363 rue bureau, Trois-Rivières G9A 2M8 Tél.: (819) 376-2428